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 Ishi
le jour de sa découverte
Août 1911 dans
la petite ville d'Oroville, de 3 800 habitants et distante de 110
km de Sacramento. Un matin des chiens se mirent à aboyer furieusement
prés de l'abattoir. Intrigués des ouvriers de l'abattoir sortirent
et découvrirent un indien totalement épuisé prêt à mourir d'inanimation.
Il fut transporté dans un premier temps dans une cellule de la prison,
et on fit appel à tous les indiens de la ville et des environs,
afin de l'identifier. Mais sa langue leur était totalement inconnue,
il faut interroger aussi en Espagnol mais sans plus de succés. Les
journaux locaux s'emparèrent de l'événement en titrant " Le
sauvage d'Oroville". Par chance l'un des journaux tomba entre
les mains de deux anthropologues de l'université de Californie :
Alfred Kroeber et Thomas Waterman.

Ils pensèrent
aussitôt à un fait précis qui s'était déroulé dans la région où
fut découvert l'indien inconnu. Ils savaient que des tribus Yahis
apparentés aux Yanas avaient vécu dans cette contrée, et qu'ils
utilisaient un dialecte spécial. En effet le père transmettait sa
langue d'origine, même si elle était différente de celle de la mère.
Les deux antrhopologues se rendirent donc à Oroville pour y interroger
l'indien. Ils avaient vu juste. Ishi c'était son nom était le derniers
des Yahis. Il était né vers 1862, en pleine guerre de Sécession,
une époque où les blancs massacrèrent plus de 4 000 indiens.
 A
gauche Yahi le traducteur Milieu A. Kroeler A droite Ishi Une
nuit le campement d'Ishi faut attaqué en repressailles de la mort
de trois colons dans leur ranch. Hommes, femmes et enfants furent
scalpés, puis mis à mort et leur village détruit. Plusieurs jours
plutard, les auteurs de ces atrocités retournèrent sur les lieux
du massacre. Ils constatèrent qu'il manquait 33 cadavres, ils fouillèrent
les bois environants pour achever les rescapés; mais leurs recherches
deumèrent vaines, et ils en conclurent que grièvement blessés, les
rescapés avaient succombés. Ishi affirma qu'avec quelques rescapés,
ils enterrèrent le de morts possible. Et que depuis ces faits
ses compagnons et lui demeurèrent cachés dans la fôret. Ils restèrent
trés vigilants pour ne pas se faire découvrir, marchant sur la rocaille,
effaçant toutes traces de leur passage. Ils n'allumaient que de
minuscules feux dans les anfractuosités rocheuses. C'est ainsi qu'ils
parvirent à survivrent. Malgré la rigueur de leur clandestinité,
des bruits couraient chez les colons que la race des Yahis n'était
pas éteinte totalement. Il avait été aperçu des silhouettes, des
empreintes dans des endroits où personne ne s'était encore aventuré.
Des chercheurs d'or affirmèrent que leur campement avait été fouillé.
En 1908 on oublia ces incidents, lorsqu'il faut découvert le corps
d'une vieille indienne mourante dans une cache aménagée. Les personnes
l'ayant découvert, s'en retournèrent en ville chercher des secours,
mais leur retour le corps et les couvertures qui étaient à ses côtés
avaient disparu. Une fois de plus la montagne fut fouillée mais
encore une fois de plus les recherches furent vaines. Ishi
continua son histoire chaque jour aux deux anthropologues, il leur
apprit qu'il vit disparaître un à un ses compagnons. Il se retrouva
un jour tout seul, et parvint à tenir trois ans ainsi, avant d'être
découvert, ce fameux matin d'Août 1911. Thomas Waterman, et Alfred
Kroeler en avait profité, pour faire d'Ishi un autre homme en l'habillant
et le logeant, et même lui trouvèrent un emploi comme gardien du
musée de la ville. Ishi s'habitua trés vite à sa nouvelle vie, se
douchant chaque jour et tenant son logement dans un état de propreté
irréprochable. Il était trés poli saluant toutes les femmes et serrant
la main à tous les hommes. On lui fut offert la possibilité de travailler
dans un cirque, un studio d'enregistrement voualit en faire une
vedette, ainsi qu'Hollywood, il reçu même une demande en mariage.
mais il préféra la compagnie des duex anthropologues, avec qui il
collabora pour qu'il transmettent le double langage des Yahis. Il
n'éprouvait aucune rancune, ni haine envers les blancs qui avaient
massacré les siens. Il était alors âgé de 54 ans, lorsqu'il fut
atteint de tuberculose.
 Docteur
Saxton Pope
Le docteur Saxton Pope le soigna avec beaucoup
de dévouement. Sentant ces dernières heures arrivées, il fit par
au médecin des ces dernières volontés. Ishi mourut le 15 Mars 1916.
Pope, Watterman et Kroeler le firent incinérer, puis ils inhumèrent
les cendres recueillies dans une urnes, avec ces flèches, et son
arc; ainsi que quelques glands et divers objets symboliques. Lors
de la cérémonie religieuse le docteur Saxton Pope renda hommage
à Ishi : "A celui qui nous tenait pour des gens éminents,
certes, mais dépourvu de sagesse parce que pour avoir une âme d'enfant.
Cet homme doux, patient et stïque avait l'esprit d'un philosophe..." C'est
ainsi que disparu le dernier des Yahis.
 Inauguration
d'un monument aux Indiens d'Amérique Saxton Pope et Ishi
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